L’œil rouge est un motif fréquent. L’enjeu n’est pas de tout diagnostiquer, mais de repérer ce qui menace la vision. Cinq questions suffisent à orienter.
1. Y a-t-il une baisse d’acuité visuelle ?
C’est le signe d’alarme. Une vision normale oriente vers une cause bénigne (conjonctivite, hémorragie sous-conjonctivale). Une baisse de vision impose un avis spécialisé.
2. La douleur est-elle superficielle ou profonde ?
Une gêne ou une sensation de grain de sable est rassurante. Une douleur profonde évoque une kératite, une uvéite ou un glaucome aigu.
3. Quel est le type de rougeur ?
Une rougeur diffuse est plutôt conjonctivale. Un cercle périkératique (rougeur autour de la cornée) signe une atteinte profonde.
4. La pupille et la cornée sont-elles normales ?
Une pupille anormale (semi-mydriase aréactive du glaucome aigu, myosis de l’uvéite) ou une cornée trouble sont des signes de gravité. Le test à la fluorescéine dépiste une ulcération.
5. Y a-t-il un facteur de risque ?
Le port de lentilles (kératite), un traumatisme, des antécédents (herpès, glaucome, uvéite) changent la conduite.
À retenir — Œil rouge indolore avec vision conservée : rassurant, traitement symptomatique. Œil rouge douloureux avec baisse de vision : urgence ophtalmologique. Et jamais de corticoïde local sans avis.